Haletant, égaré au centre de cette forêt inconnue.
Arbrisseau minable, insouciant d'avoir erré sans retenu.
Espérant trouver baume à mes peines,
J'ai perdu la voie, le chemin.
Affaibli devant ces majestueux conifères.
Souhaitant aujourd'hui n'être que racines séchées.
Vent nordique se levant,
Faisant s'agiter ces arbres fortifiés.
Agitant avec fierté leurs sommets,
Y laissant choir leurs cônes à mes côtés.
Je ne veux pas ce port d'attache,
Aucun désir d'y faire mon nid .
Pointant mon regard vers là-haut,
J'aperçois au loin filet de clarté
Me voilà à tendre vers ce point lumineux,
Ma plus haute branche et d'un cri désespéré je m'exclame.
Je vous en supplie, ramenez moi à la vie,
Aidez moi à retrouver le sentier,
Petit chemin de terre battue,
Qui me ramènera vers ma talle de feuillus