Mon bouleau


Jadis, si frêle et petiot

Voilà qu'maintenant, il a si fière allure

À son corps accrochés, multitudes d'embranchements

À la croisée d'ceux-ci, des p'tits nids d'réfugiés

 

Avec éclat, il renaît chaque printemps

Se regarni, de jolis p'tits bourgeons

Donnant place à des feuilles dentées

Qui frétillent et valsent au gré du vent

 

Vint toujours la saison automnale

D'une vive fierté, le voici qu'il nous offre

Un décor enchanteur, d'une journée de gala

Par son feuillage jaunâtre, qui bientôt tombera

 

Ce bel arbre, de mes années passées

M'aura permis d'croire et rêver

Qu'Saint-Nicolas y avait attaché

À la tombée d'une nuit étoilée

Son traîneau divinement orné

D'plusieurs grelots vivement colorés

 

Cinquantenaire il est devenu, au fil des années

Il se sera battu, il aura survécu

À des pluies diluviennes, à des rafales nordiques

Du grésil aux grêlons, du frimas au verglas

 

Lorsque j'me ferme les yeux et que je l'revois

Revêtu d'son édredon tout blanc

J'me dis chaque fois, qu'c'était lui le plus beau

Ce vieil arbre gigantesque qu'était mon bouleau

 

Texte écrit par Marie-Hélène