Bernaches 

 

Mon p'tit nez collé à la fenêtre

Jardin givré, annonçant le froid

La tiédeur de l'air, les nuages s'alourdissent

Nous  laissant présager, le retour précoce des flocons

 

Qu'ils sont ravissants les arbres aux multiples couleurs

Toutes ces feuilles portées fièrement par leurs branches

Qu'le vent et la g'lée dégarniront bientôt

Pour culbuter au vent et s'écraser au sol

 

Adieux émouvants l'aurevoir des bernaches

Ces migrateurs nous saluent sans   même s'retourner

Nous abandonnant pour une longue saison

Sachant pourtant bien qu'elles nous reviendront

 

Pour me pointer dehors en cette période transitoire

Je dépose sur mes épaules un chaud lainage

Me protégeant ainsi d'un climat plus frisquet

 

Un paradis désormais mon p'tit sentier boisé

Comme une salle de gala décorée à fond

Afin d'accueillir ses précieux convives

Pour leur annoncer l'arrivée de l'automne

 

Les arbres se dénudent et moi je frissonne

Ça me donne envie moi aussi d'décrocher

M'laissant choir, d'm'endormir et roupiller

Jusqu'au retour attendu des bernaches vers le Nord

 

Texte écrit par Marie-Hélène