Mon passé anime le présent
Lorsqu'on vieillit, on bouge avec le présent. Sûr que l'on interroge l'avenir; on cherche à savoir ce
qu'il adviendra de soi, dans combien de temps.
Toutefois, chaque instant de la vie qui passe, on le chérit, surtout aux portes de son trois quarts de siècle. Atteindre 75 ans avec tous
les risques qui meublent une existence - accidents, maladies, guerres - n'est pas performance négligeable.
Heureusement, le long de ce chemin fleurissent de petites attentions qui détournent craintes et
appréhensions; une enfant dont une promotion vient consacrer l'excellence du travail...de petits-enfants qui savent édifier
leur avenir en n'hésitant pas à pousser leurs études au premier rang, bien loin au-delà des distractions
qui séduisent...l'étoile amie au ciel des inquiétudes.
Merveilleux aussi, l'être qui avance en âge ne divorce jamais des souvenirs du passé. Ces bagages, de fait, constituent son
expérience, une richesse précieuse, une assurance-vie.
Ne dit-on pas que le passé se fait garant de l'avenir! La traversée du temps présent s'effectue plus facilement
lorsque l'on se sait éventuellement protégé par les gilets de sauvetage entassés, disponibles dans la barque d'hier.
Quand le désespoir nous envahit, on peut tenir le coup plus longtemps....jusqu'à ce qu'une main
secourable se tende vers nous. M'enfin!!
C'est une réflexion de septante