Fuir
Comme la bête sauvage pourchassée par un fauve n'espérant qu'assouvir son ventre affamée
Comme le môme apeurée, qui à la sortie des classes, fesses serrées poings fermés dévale d'une seule traître sans se retourner le chemin du retour à la maison
Tel le guerrier qui a force de détresse, de combats gagnés et perdus s'éloigne petit à petit de son propre camps
Comme celui qui se fout à l'écart afin de ne rien entendre des médisances et propos malveillants de la race humaine
Tel le jeune voyou fugueur aux mouvements fébriles à la seule résonnance lointaine des sirènes derrière lui
Comme le fugitif en cavale n'escomptant uniquement que quelques heures devant lui pour respirer librement hors de sa minable cellule
Tel le souriceau se renfonçant dans son trou, ayant senti la présence soudaine du matou chasseur à ses trousses
Ou tout simplement
Fuir pour mieux vivre, pour s'épargner de souffrir, ne plus entendre gémir
Vivre et laisser vivre
Texte écrit par Marie-Hélène